Quatorzième session de l’Instance permanente sur les questions autochtones

[Lindomar FerreiraONU-ONG] Sœur Catherine Prendergast, représentante la Compagnie des Filles de la Charité à l’Organisation des Nations Unies, partage les nouvelles de l’ONU à New York:

Il y a environ 370 millions d’autochtones dans le monde. L’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones (UNPFII) est un organe consultatif auprès du Conseil économique et social (ECOSOC), mandaté pour traiter des questions autochtones sur le développement économique et social, la culture, l’environnement, l’éducation, la santé et les droits humains.

Le monde doit avancer à un rythme particulier pour que se réalise un développement durable. C’est ce que rappellent les représentants de l’ONU, réunis pour la 14e session de l’Instance permanente sur les questions autochtones. Leur réunion coïncide avec d’autres rencontres qui travaillent sur les « objectifs du millénaire pour le développement et l’après 2015 ».

Un consensus s’est fait jour : l’argent ne fait pas tout. À plusieurs reprises, les intervenants ont déclaré que l’économie seule, ne suffit pas pour évaluer la qualité de vie des gens. Il a été souligné que les peuples autochtones sont souvent oubliés, lorsque la qualité de vie est associée à la richesse et à la consommation des produits de base. D’autres ont affirmé que le produit intérieur brut (PIB, soit la valeur totale des biens et services produits dans une année dans un pays) est une référence qui ne tient pas compte des inégalités. En outre, les pays riches peuvent mobiliser leurs actifs mais ne peuvent pas extrapoler à partir des données économiques de la santé, de l’éducation. Le bien-être d’un pays nous informe sur l’utilisation des ressources. Les moyennes nationales, par contre rendent les gens invisibles.

Une mosaïque d’idées pour une évaluation plus globale du développement a émergé :

des suggestions axées sur des mesures qui tiennent compte des gens et améliorent les capacités propres de leur communauté, ainsi que leur liberté et leur possibilité de faire un large choix, qui influence leur bien-être personnel et celui de leurs communautés. Ces mesures seraient aussi bien qualitatives que quantitatives. En outre, elles incluent le principe des droits de l’homme qu’aucune personne ne soit laissée pour compte. Les valeurs culturelles devraient être intégrées dans tous les aspects du développement durable. L’inclusion d’indicateurs liés à la vie professionnelle, à la vie des femmes et des enfants, aux réseaux sociaux, à l’environnement, à la sécurité personnelle, à la santé, aux taux de criminalité, à l’écologie et au bien-être spirituel, fait partie de l’évolution du développement.

D’autres préoccupations ont été soulevées au cours de la semaine, en dehors des objectifs de développement, liées au changement climatique, à la question des femmes et des enfants, à la vision de la jeunesse autochtone, aux océans et à la pêche, à la santé, aux pratiques agricoles, aux effets industriels sur les peuples autochtones, et à l’importance de la protection culturelle, spirituelle, de la langue, des traditions écologiques, de l’éducation, et de la justice.

Representatives West Papua

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