Formation vincentienne des Filles de la Charité des Provinces d’Afrique et de Madagascar

[Quasi – Province de la Maison mère]  J’ai eu la grâce d’assister à la session de formation vincentienne à la Maison-Mère, au cours des deux derniers mois . J’ai eu la joie de voir, de toucher, de sentir, d’ écouter et d’expérimenter notre Charisme. D’abord, j’ai été profondément émue par la foi des pèlerins qui affluent chaque jour pour prier, à la chapelle de la rue du bac. J’étais remplie d’admiration en voyant à quel point d’innombrables bénédictions, nous attendaient chaque jour dans cette chapelle où j’étais assise pour prier. Toucher la chaise où est apparue notre bienheureuse Mère, en 1830 à Sainte Catherine Labouré, n’était pas seulement un acte, mais une expérience spirituelle et stimulante.

Le plus impressionnant a été l’expérience des pèlerinages sur divers sites historiques de la Compagnie. Imaginez-vous marcher sur les traces de saint Vincent au Berceau, son village natal ! Plus encore, la visite à Châtillon reste gravée  dans mon esprit. Je me représentais, la femme qui allait «voir» Vincent, avant la messe, pour l’informer qu’une famille  était malade. Pour moi, cela ressemblait à la graine de moutarde dans l’Evangile, qui devint le plus grand de tous les arbres, comme pour “le Charisme vincentien ». Ou encore s’asseoir dans la maison familiale de Sainte-Catherine Labouré à Fain-Les-Moutiers…j’étais en contact avec l’essentiel, je me sentais connectée aux racines mêmes de notre esprit.

Et que dire de la visite de la cathédrale de “Chartres” où Sainte Louise a consacré la Compagnie à la Bienheureuse Vierge Marie. Le travail des maîtres verriers a attiré mon attention, ils ont déployé leurs compétences et leur art pour mettre la Bible en images et en lumière. Grâce à eux, les lettrés et les analphabètes ont accès à la Bible, quelle bénédiction ! La découverte de nos archives, le livre où le cœur de Saint-Vincent a été caché, les mains de sainte Catherine Labouré et la lettre de Louise sur l’expérience de la Pentecôte m’ont également touchée. Qu’est-ce qui compte plus que l’expérience de mise en lien avec nos sources, avec le patrimoine ?

 Vous ne pouvez savoir où vous allez, que si vous savez d’où vous venez.

 En réfléchissant sur les origines de la Compagnie, en relisant la vie de nos premières sœurs, leur audace et leur foi inébranlable, au milieu des luttes face aux problèmes auxquels elles ont été confrontées, je me suis arrêtée  pour méditer ! Je rends grâce pour le travail du Saint-Esprit dans la formation de la Compagnie et  pour le Charisme qui nous a été transmis jusqu’à aujourd’hui.

La présentation pratique des Constitutions a approfondi ma compréhension de notre engagement et m’a invité à réfléchir sur l’authenticité de ma vie de Fille de la Charité. En écoutant tous les intervenants, qui ont parlé avec leur cœur, j’ai retenu un thème commun : la «conversion». La conversion signifie écouter votre cœur intérieur, évaluer votre vie, regarder les choses différemment et aller de l’avant avec espoir. Qui osera revenir en arrière après toutes ces expériences de vie ? Je ressens le besoin de vivre et de partager cette grande expérience transformatrice. Je suis imprégnée d’un nouveau zèle, revitalisée, heureuse de cette formation. J’apprécie profondément nos riches racines et nos héritages vincentiens.

La rencontre de sœurs de neuf provinces africaines parlant différentes langues a été extrêmement riche ! Nous nous sommes bien amusées avec les différentes langues et en étant attentives les unes aux autres, la communication a eu lieu avec le sourire. Nous avons partagé des expériences et nous avons beaucoup appris. Nous devons beaucoup à l’équipe organisatrice car les soeurs ont travaillé sans relâche pour que cette session se déroule au mieux et soit fructueuse. Que Dieu vous bénisse tous !

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